aléatoire

jeudi 25 mai 2017

Si nous aimions vraiment Jésus, nous nous réjouirions avec lui
qu'il soit retourné vers son Père le jour de l'Ascension,
parce que c'est chez lui, que le Père et lui ne font qu'un,
et que s'il y en a bien un qui a mérité d'y aller, c'est lui.
Eh bien, c'est la même chose avec les chrétiens qui aiment vraiment Dieu :
nous devrions nous réjouir quand ils peuvent enfin aller le retrouver,
Lui en qui ils ont mis leur foi, qu'ils ont recherché toute leur vie.
Il est juste et bon qu'ils puissent enfin aller chercher la récompense 
d'une vie consacrée au Seigneur et remplie d'amour de Dieu.
Bien sûr, ça ne veut pas dire qu'il faille précipiter cette rencontre :
chaque chose en son temps, ce n'est pas à nous de choisir le jour et l'heure.  

mercredi 24 mai 2017

Une raison souvent invoquée pour justifier de ne pas aller à la messe,
c'est que ceux qui ne viennent pas "n'en éprouvent pas le besoin".
Mais la messe c'est venir passer un moment en présence de Jésus,
réunis ensemble comme ses apôtres lors de la dernière cène...
Ce n'est pas une question de besoin, mais d'amitié et d'amour !
La vérité, c'est qu'on n'aime pas assez Jésus 
pour venir passer un moment avec Lui...

mardi 23 mai 2017

Notre capacité à pardonner
devrait être au moins équivalente 
à notre capacité à pécher.

lundi 22 mai 2017

Plus on s'éloigne de l'Evangile dans notre vie, 
plus on a besoin de le trafiquer pour qu'il devienne acceptable.

dimanche 21 mai 2017

Chaque pays a une sorte de défaut dominant,
quelque chose qui touche peu ou prou tout ses habitants,
c'est très étrange mais c'est comme ça.
Pour connaître celui des pays étrangers, il faut aller y vivre.
Pour connaître celui de son propre pays, il faut en sortir et le voir de l'extérieur.
C'est ainsi que j'ai pu constater que le défaut dominant des français
est de se plaindre, tout le temps, de tout.
On ne s'en rend pas vraiment compte quand on n'a jamais quitté la France,
parce que tout le monde le fait, on prend même ça pour une qualité, à la rigueur.
Mais quand on est expatrié, c'est absolument effarant comme ce défaut est visible,
au point de nous valoir dans le monde une réputation assez détestable, non sans raison.
Tiens, un exercice rigolo à tenter pour voir si c'est vrai ou si je dis n'importe quoi :
essaye de passer une journée complète sans te plaindre,
même à la lecture de ce petit article. 
Tu verras bien par toi-même si c'est facile...

samedi 20 mai 2017

Accepter une charge "parce qu'on est le seul à pouvoir la porter",
c'est accepter de "se sacrifier" non par humilité mais par fierté.
J'ai connu un supérieur de séminaire qui nous racontait son histoire avec malice :
l'évêque l'avait convoqué, et l'avait supplié d'accepter ce poste,
"parce qu'il était le seul dans tout le diocèse à en avoir la capacité".
Du coup, il a accepté. Comment refuser au diocèse l'homme exceptionnel qu'il était ?
En sortant, il a croisé un autre prêtre qui, en le voyant,
devant son air tout pénétré d'importance, s'est mis à rire
et lui a demandé "alors, tu as accepté, toi ?".
Ils étaient 5 à avoir refusé avant lui.
"L'être exceptionnel" s'est transformé instantanément en pigeon, 
et il a rit pendant de nombreuses années de sa vanité aussi vite dégonflée.

vendredi 19 mai 2017

Nombreuses sont les personnes qui sont arrivées à Jésus en passant par sa mère :
la dévotion à Marie est un chemin souvent parcouru pour aller vers son Fils.
Mais, une fois qu'elle nous a fait découvrir le Christ, Marie se retire discrètement.
Il est normal que la vénération mariale conduise à l'adoration de Dieu,
Marie étant "la servante du Seigneur" et non celle qui s'assoit sur son trône de gloire.
Elle nous dit : "faites tout ce qu'Il vous dira", comme à Cana, puis elle le laisse agir.
Une dévotion mariale qui ne conduirait pas au Christ n'a pas accompli sa mission,
une dévotion mariale qui ne conduirait pas à l'obéissance de l'Eglise 
n'est pas parvenue à son achèvement ni à son but.

jeudi 18 mai 2017

On est plus intelligent à plusieurs que seul.
Eh bien, de la même façon, on est plus croyant à plusieurs que seul.
Une foi purement intellectuelle ou cérébrale n'est que de la théorie,
ce n'est qu'au contact réel de l'Eglise qu'elle devient active 
et qu'elle sera capable, en cas de coup dur, de nous soutenir.

mercredi 17 mai 2017

L'instinct qui nous pousse à faire des généralisations vient de loin,
et il est profondément lié à l'instinct de conservation.
Quand nos ancêtres croisaient pour la première fois la route d'un tigre,
il valait mieux, s'ils en réchappaient, qu'ils apprennent très vite à généraliser,
et désormais dès qu'ils en voyaient un ils devenaient très méfiants.
On a gardé cet instinct, mais on l'applique pour tout, et c'est un problème.
Il suffit qu'on ait été blessé par quelqu'un qui appartient à une catégorie quelconque
pour se méfier désormais de toute personne y appartenant aussi.
Par exemple quelqu'un blessé par un dentiste se méfiera désormais instinctivement
de tous les dentistes, mais ça vaut pour tout : les hommes, les femmes, les étrangers,
les politiques, les prêtres, les lecteurs du figaro, les amateurs de pizza, les facteurs,
les noirs, les blancs, les jaunes, les vieux, les fans de Michel Sardou, les boiteux,
les sdf, les conducteurs de bus, les chauves, les chanteurs, les artistes, etc etc...
On ne peut pas empêcher un instinct, c'est quelque chose d'irraisonné.
Mais on peut l'identifier, en comprendre le mécanisme,
et choisir d'en tenir compte ou non dans notre vie.
Dans cette forme particulière d'instinct de conservation,
il est essentiel de le faire, sous peine de devenir totalement paranoïaque
et de ne plus jamais faire confiance à aucun être humain,
non par intelligence ou par choix 
mais juste parce qu'on est dominés par un instinct archaïque et obsolète.

mardi 16 mai 2017

L'obéissance religieuse consiste à ajuster sa volonté pour suivre celle d'un autre,
afin de parvenir plus facilement, ensemble, à un but commun,
qui, à travers la fidélité à la Parole de Dieu et à son Eglise,
ne peut être lié qu'au salut des âmes et à la recherche de la sainteté.
Ce n'est pas renoncer à son intelligence et à sa volonté 
pour faire plaisir à un supérieur et être bien vu, quoi qu'il nous demande.

lundi 15 mai 2017

L'amour n'a pas à être toujours rempli de fureur, de passion et de drames.
Il peut aussi être paisible, large et fort comme un fleuve,
discret, inexorable et constant, 
sans avoir à toujours se justifier d'être là ni à prouver qu'il existe bien.

dimanche 14 mai 2017

Le chrétien ne peut pas calquer sa conduite sur le monde, c'est évident,
mais pas non plus sur des hommes, seulement sur Jésus Christ.
On ne peut pas faire le mal "parce que tout le monde fait comme ça",
ni même le bien en imitant une personne qui peut à tout moment faillir
et nous donner l'impression qu'on s'est fait avoir, qu'on a juste suivi un hypocrite.
Dieu seul est bon. Imite la façon dont Il a vécu sur terre, et tu ne seras pas déçu,
même si, comme Lui, tu connaitras sans doute l'injustice et la persécution, 
parce que le disciple n'est pas au-dessus du maitre.