aléatoire

dimanche 26 février 2017

"À chaque jour suffit sa peine"...
Tiens, voilà une parole de l'Evangile qu'on serait bien avisés d'écouter,
surtout à l'heure actuelle où on est entrés dans une ère de suractivité permanente
qui ne laisse plus de place aux vacances, au week-end ni même à la nuit
pour se reposer, se détendre ou tout simplement prendre le temps de vivre.
À quoi me servira tout le travail accompli sur cette terre si je meurs demain ?
N'est-ce pas une folie de ne vivre que pour accumuler du travail ou de l'argent,
au point de ne jamais avoir le temps d'en profiter ?
C'est amusant, la religion catholique est souvent perçue comme tyrannique,
parce qu'elle imposerait un mode de vie strict, triste et fade.
Mais elle a institué beaucoup de fêtes et de vacances, de temps et de liberté.
Par contre personne ne se scandalise de la tyrannie de la religion du travail,
qui utilise et broie des êtres humains comme les idoles des temps barbares,
et qui n'a d'autre but que d'acquérir des fortunes 
qui finiront, tôt ou tard, dans les mains de ceux qui n'ont rien fait pour les mériter.

samedi 25 février 2017

Ben Sirac nous enseigne que l'être humain a le pouvoir de commander en maître
sur les bêtes sauvages et tous les animaux de la terre.
Commander en maître, ça ne signifie pas tyranniser, c'est évident. 
Mais ça signifie encore moi diviniser les animaux, 
au point de les traiter, parfois, avec plus de considération que les êtres humains. 
C'est le curé d'Ars qui disait que si on laissait un village sans prêtre, 
au bout de dix ans on adorerait les bêtes. 
Je crains que cette parole n'ait été prophétique et non pas juste spéculative... 

vendredi 24 février 2017

Pourquoi est-ce que l'Eglise catholique embête tout le monde
à refuser avec entêtement de reconnaître le divorce,
alors qu'on a bien le droit de s'être trompé, après tout ?
Parce que les pharisiens ont posé la question à Jésus,
et qu'il a donné une réponse claire et nette,
qui ne laisse aucune place à l'interprétation ni au doute.
Or l'Eglise étant la disciple de Jésus, et non celle qui lui explique la vie,
elle ne peut que s'en tenir, coûte que coûte, à son enseignement,
même au prix de perdre un pays entier, nous rappelle l'histoire.
Quand tu ne veux pas entendre une réponse qui te déplait, 
ne pose pas la question.

jeudi 23 février 2017

Les richesses ne serviront à rien au jour du jugement final, on le sait bien.
On le sait, mais est-ce qu'on en tient compte ?
Est-ce qu'on passe au moins autant de temps, chronomètre en main,  
à s'efforcer de mettre en pratique la parole de Dieu ou à prier, 
qu'on en passe à s'efforcer de remplir son compte en banque ?

mercredi 22 février 2017

On ne peut pas faire l'économie de Pierre et de ses successeurs, les papes,
si on prétend être fidèle au Christ.
En effet, c'est bien Jésus qui a désigné son apôtre
comme celui sur l'église serait construite,
et qui lui a donné le pouvoir de lier ou délier les péchés :  
Pierre ne s'est pas mis tout seul à cette place.
Ainsi, rejeter ses successeurs, les papes, c'est rejeter Pierre.
Rejeter Pierre, c'est rejeter Jésus qui lui a imposé ce service.
Rejeter Jésus, c'est rejeter le Père qui l'a envoyé.
C'est assez simple à comprendre, intellectuellement parlant.
Dans la pratique, ce n'est pas toujours aussi évident, mais ça devrait pourtant l'être, 
à fortiori quand on prétend être d'une fidélité irréprochable envers Dieu.

mardi 21 février 2017

Je crois que c'est sainte Thérèse d'Avila qui disait à Dieu de l'aimer moins,
parce qu'Il a dit que c'est ceux qui Lui sont agréables qui passent par l'humiliation,
comme l'or est vérifié au creuset,
comme la vigne qui donne beaucoup de fruit est émondée pour en donner encore plus.
Être aimé de Dieu n'est pas une sinécure.
Si tu n'en es pas convaincu(e), vas demander à Abel ce qu'il en pense,
ainsi qu'à tous les prophètes et les apôtres, surtout les plus zelés.
Mais la récompense promise à la patience, l'humilité et la fidélité
est sans commune mesure avec l'épreuve qu'il nous faut supporter. 
Encore heureux.

lundi 20 février 2017

Seule la prière peut vaincre certains démons. 
Mais prie-t-on assez ?

dimanche 19 février 2017

Quand Jésus nous dit de tendre l'autre joue, d'aimer nos ennemis,
de prier pour ceux qui nous persécutent,
bref de ne pas nous contenter d'aimer ceux qui nous aiment,
il entre dans le vif du sujet de ce qu'est le christianisme.
Il faut devenir "parfaits comme notre Père céleste est parfait",
lui qui continue à aimer l'humanité même quand elle le hait,
qui fait pleuvoir sur les injustes comme sur les justes,
dont le jugement est impartial et basé sur sa bonté et non sur nos mérites.
Ce que Jésus nous propose, c'est d'agir comme Dieu, pour devenir comme Lui.
L'enjeu est capital : le paradis n'appartient en propre qu'à Dieu, qui seul est saint,
et seuls ceux dont la manière d'agir se rapproche de la sienne y entreront.
En effet, la bonté et l'amour ne sont ni faiblesse ni folie :
si Dieu laissait entrer au paradis ceux qui le haïssent et qui haïssent leur prochain,
ça ne serait un service ni pour eux, qui seraient alors forcés de le supporter
contre leur gré, pour l'éternité, sans tenir aucun compte de leur choix,
ni pour ceux qui ont choisi l'amour et seraient alors privés de la paix et de la liberté 
de le vivre et d'en vivre pour l'éternité, enfin libérés du péché de de tout mal.

samedi 18 février 2017

Pierre, Jacques et Jean, plus qu'aucun autre apôtre,
ont été les témoins de merveilles tellement inconcevables
qu'on a même du mal à les croire, nous qui n'y avons pas assisté.
Cependant, ce n'est qu'après avoir reçu le Saint Esprit le jour de la Pentecôte
qu'ils auront le courage de témoigner de ces merveilles, à temps et à contretemps,
au risque de leur vie, qu'ils perdront d'ailleurs  à cause de ça.
Savoir qui est Dieu, avoir lu toutes les Ecritures ou tout le catéchisme,
avoir fait des études théologiques ou même passé un doctorat,
c'est un bon début.
Mais sans la grâce de l'Esprit Saint que l'on reçoit lors des sacrements
et qui ne peut fructifier que dans l'obéissance persévérante à la Parole du Seigneur,
ça reste lettre morte : 
une chose est de posséder du savoir, une autre d'en tenir compte.

vendredi 17 février 2017

Je n'ai compris qu'il y a peu de temps la parole de Jésus, quand il dit que
"parmi ceux qui sont ici, certains ne connaîtront pas la mort
avant d'avoir vu le règne de Dieu venir avec puissance."
Je ne comprenais pas, parce que le règne de Dieu reste invisible, encore aujourd'hui.
Mais, bien qu'on ne le voie pas, il a déjà commencé, et de deux façons :
d'abord, Jésus est ressuscité, et il a rouvert les portes du paradis.
Ensuite, Marie l'a inauguré le jour de l'assomption.
En effet, certains ont été témoins de sa montée aux cieux, en chair et en os,
comme ils avaient vu monter Jésus le jour de l'ascension,
première parmi les chrétiens en qui Dieu a réalisé pleinement sa promesse
parce qu'elle a, toute sa vie, par grâce divine et par volonté propre,
toujours mis en pratique sa Parole.
Il est donc bien vrai que certains ont vu les prémices du règne de Dieu et sa gloire.
D'autres assisteront, un jour, à son accomplissement final et à son triomphe,
lorsque Jésus reviendra juger les vivants et les morts,
mais, en vérité, le règne de Dieu est déjà commencé, 
et les jours du diable sont comptés, il est déjà irrémédiablement condamné à l'échec.

jeudi 16 février 2017

Quand Pierre fait de vifs reproches à Jésus
pour avoir annoncé à ses disciples qu'il fallait qu'il souffre beaucoup et soit tué,
Jésus le traite de satan,
et lui dit que ses pensées sont celles des hommes, pas celles de Dieu.
Quelles sont donc les pensées de Dieu ?
Aimerait-il la souffrance et la mort ?
Prendrait-il il plaisir quelconque à voir mourir son fils ?
Est-ce un sadique, un sans-coeur, un monstre ?
Non.
Mais ce qu'Il veut, c'est donner à toute l'humanité la possibilité
de parvenir de nouveau à la vie éternelle, comme c'était prévu avant le péché originel.
Et pour ça, il faut bien qu'Il montre le chemin qui y mène :
l'amour du prochain, toujours, en toute circonstance, au-delà des sentiments,
au point de donner sa vie pour lui et de le pardonner,
même quand il est celui qui nous persécute et en veut à notre vie.
Il veut nous enseigner ce que c'est que l'amour,
non avec de beaux discours, des fleurs, des larmichettes et de la mandoline,
mais par la persévérance, le courage, l'abandon entre les mains de Dieu, le pardon,
même au milieu des souffrances, des injustices et de la mort.
Il a voulu nous montrer, en Jésus Christ, comment il nous aime depuis toujours,
nous qui sommes si versatiles et qui nous comportons si souvent comme ses ennemis 
sans jamais parvenir à le décourager de nous aimer alors qu'on le mérite si peu.

mercredi 15 février 2017

Tout don de Dieu s'accompagne d'une mission, 
quand bien même cette mission serait de ne pas en faire de publicité.