aléatoire

dimanche 24 septembre 2017

Certains prêtres pensent que prendre soin de leur santé est un luxe
contraire à la volonté qu'ils ont de donner toute leur vie pour Dieu.
Saint Irénée ne dit-il pas que "la gloire de Dieu, c'est l'homme vivant" ?
Ce qui est bon pour toute l'humanité est bon aussi pour nous,
et mépriser sa santé soi-disant par amour de Dieu
c'est rejeter Ses dons en décidant que ça doit Lui fait plaisir. 
Ça n'a aucun sens, si ce n'est celui d'un orgueil supérieur à la volonté de Dieu.

samedi 23 septembre 2017

La catéchèse, pour remplir sa mission, doit marcher sur ses deux jambes :
l'enseignement et l'exemple.
Il ne s'agit pas juste d'inculquer une connaissance théorique sur Dieu
qui n'aurait aucun rapport avec la réalité ni aucune incidence dans notre vie,
ça ne peut donc pas être qu'un simple enseignement intellectuel.
Mais il ne s'agit pas non plus de se nourrir de bons sentiments
sans aucune assise sur les enseignements du Christ et de l'Eglise,
ça ne peut donc pas être juste un apprentissage de l'agir chrétien.
Ce n'est ni un simple cours de religion, ni un simple moment de convivialité.
Il s'agit d'apprendre à connaître le Christ, et à agir comme Lui dans notre vie.

vendredi 22 septembre 2017

C'est drôle, le nombre impressionnant de gens qui usent de l'expression
"je suis croyant non pratiquant"
sans se douter un seul instant que ça ne veut absolument rien dire.
C'est tout le problème des formules toutes faites :
elles sont pratiques à dégainer en cas de besoin,
mais elles n'ont pas toujours du sens.

jeudi 21 septembre 2017

J'aime bien quand l'Esprit Saint m'explique telle ou telle phrase de la bible.
Ça arrive de temps en temps pendant que j'écoute les lectures pendant la messe :
on a l'impression qu'une pierre précieuse vient de nous être dévoilée
là où on ne voyait jusqu'alors que du gravier sans importance.
Ça vaut le coup, d'écouter les lectures de la messe avec un esprit ouvert et attentif.
Ceux qui n'écoutent rien ou sont plongés dans leurs pensées
ne savent pas ce qu'ils perdent.

mercredi 20 septembre 2017

Quand je suis revenu de mission, il est arrivé plusieurs fois
que des gens se lèvent ostensiblement et sortent de l'église en faisant beaucoup de bruit
pendant des homélies, pour que tout le monde voie bien qu'ils n'étaient pas d'accord.
Étant donné que je ne faisais que retranscrire les enseignements du Christ,
ça me semblait tout à fait logique que ça ne plaise pas à certains
et tout à leur honneur d'avoir le courage d'en tenir compte.
Eh puis, petit à petit, ça n'est plus arrivé.
Aujourd'hui, il arrive même qu'on me félicite.
Peut-être suis-je devenu moins brutal dans mes enseignements,
mais peut-être me suis-je tout simplement affadi.
En tout cas, je trouve ça inquiétant, même si c'est plus confortable.

mardi 19 septembre 2017

Ce n'est pas grave, quand on est prêtre, de ne pas plaire à tout le monde,
tant que c'est à cause de notre fidélité aux enseignements du Christ et de l'Eglise :
on ne peut pas plaire à la fois au monde et à Dieu, comme dit saint Paul.
Ce qui serait grave, c'est de ne plaire à personne parce qu'on est imbuvable,
qu'on a un sale caractère ou des défauts qui nous rendent infréquentables.
Mais tant qu'on nous méprise seulement à cause de notre appartenance au Christ,
alors tout va bien, je trouve même ça tout à fait réjouissant, à vrai dire.

lundi 18 septembre 2017

Il m'est arrivé parfois de rencontrer des paroissiens
qui attendent de leur curé que ça soit un homme autoritaire,
qui impose à tous, par tous les moyens possibles, des lois intangibles
auxquelles toute la paroisse doive être soumise, que ça soit utile ou non.
Je suis toujours surpris de constater à quel point les masochistes pensent,
on se demande bien pourquoi, qu'ils sont plus chrétiens que les autres,
eux qui rêvent d'imposer à tous la soumission dans laquelle ils prennent du plaisir.

dimanche 17 septembre 2017

Cet été, je n'ai pas pu célébrer la messe le dimanche dans ma paroisse d'origine,
parce que l'équipe de laïcs qui la gère en a décidé ainsi.
Ils ont préféré ne pas avoir de messe le dimanche pour la paroisse
qu'être dérangés dans leur agenda.
Que Dieu nous préserve des laïcs qui prennent le pouvoir dans les paroisses !
Il n'y a rien de pire que quelqu'un qui se prend pour le curé quand il ne l'est pas :
ils sont en général beaucoup plus intransigeants et durs que les prêtres
auxquels ils reprochaient, avant de voler leur place, d'être tout-puissants.

samedi 16 septembre 2017

Faire les choses que Dieu nous demande, c'est une chose.
Les faire en se prenant pour Lui, c'en est une autre.
Ainsi par exemple, un prêtre nommé dans une paroisse a deux solutions :
soit il y va sans plans, sans idées préconçues, sans programme,
il va d'abord faire connaissance avec les gens que Dieu lui confie,
et il fera ce qui semble bon pour eux en fonction de qui ils sont,
et des possibilités qui sont les siennes.
Soit il arrive avec des idées toutes faites et une façon d'agir déjà planifée,
et il essaye de faire entrer les gens dans les activités qu'il a prévues,
un point c'est tout.
La première façon de faire est raisonnable. 
Quant à la seconde, si ça mène droit dans le mur, il ne faudra pas s'étonner.

vendredi 15 septembre 2017

Dans mon diocèse, on a de tout comme prêtres :
ça va de la soutane à celui qui célèbre en bleu de travail, ou qui ne célèbre pas.
On pourrait penser "quelle horreur". Le manque d'uniformité fait toujours peur.
En fait, dans cette grande diversité, nous possédons une richesse sans prix :
nous nous aimons les uns les autres,
il n'y a pas de groupes qui rejettent ceux qui ne sont pas comme eux,
et les réunions sacerdotales sont toujours cordiales et joyeuses.
Personnellement, je considère même ces différences comme essentielles :
tout le monde n'apprécie pas les mêmes choses, les mêmes façons d'être ou de faire.
Heureusement que d'autres sont différents de moi,
parce qu'il y a des gens qui ne peuvent pas me supporter,
et qu'il faut bien qu'ils trouvent chaussure à leur pied. 
Plus la diversité est grande, plus nombreuses sont les portes qui ouvrent sur Dieu.

jeudi 14 septembre 2017

Il m'est arrivé, parfois, d'hésiter à aller voir un film
parce que j'étais tombé par hasard sur une mauvaise critique
(je dis par hasard parce que je ne les lis jamais, en temps normal).
J'ai ainsi failli manquer de purs chef d'oeuvre.
Que quelqu'un pense qu'on a besoin de son opinion
pour savoir ce qu'on doit trouver intéressant ou non,
ça m'a toujours sidéré.
Ceci dit, ne pas crier "crucifie-le" avec ce genre de personne,
c'est plus difficile qu'il n'y parait.
Il est plus facile de se laisser manipuler, que ce soit par paresse,
par docilité ou simplement pour faire comme tout le monde, 
que de prendre la peine de se forger sa propre opinion.

mercredi 13 septembre 2017

Les qualités que Dieu t'a données sont là
pour que tu les mettes au service de tes frères humains,
pas pour que tu les gardes pour toi.
Que tu en profites au passage, c'est légitime
("tu ne muselleras pas le boeuf qui foule le grain"). 
Que tu n'en fasses profiter personne, ça ne l'est pas.