aléatoire

vendredi 8 juin 2012


Je comprends que Dieu puisse faire peur,
enfin en tout cas l'idée de Dieu, tout-puissant et exigeant.
Mais je ne comprends pas qu'on puisse avoir peur de l'enfant Jésus.

Un petit enfant a deux solutions s'il veut monter un escalier :
escalader chaque marche à quatre pattes,
entreprise risquée et fatiguante.
Ou tendre les bras vers son père ou sa mère en babillant
pour qu'ils le prennent dans leurs bras et l'emmènent en haut sans efforts.
Nous avons les mêmes options pour arriver au paradis.

Dieu est toujours disposé à nous pardonner,
à une petite condition :
il faut lui demander pardon.

Savoir et croire sont deux choses différentes.
La foi implique nécessairement l'action,
le savoir, non.

C'est curieux que le diable, orgueilleux comme il est,
ait trouvé l'idée de se faire passer pour inexistant
afin de pouvoir travailler sans plus être dérangé
à la chute des enfants de Dieu.

Il faut demander à Dieu
de rencontrer des gens qu'on puisse aimer avec confiance
et qui nous aiment en retour.
Ça, Il est tout à fait disposé à nous l'accorder.

Il ne faut jamais avoir peur d'aimer.
En revanche, il faut avoir peur de vouloir posséder l'amour pour son propre plaisir,
comme un avare son or.

Qui veut un banquier fiable
se confiera à l'intercession de saint Joseph :
grâce à lui, l'enfant Jésus n'a jamais manqué de rien.

La pauvreté, la chasteté, l'obéissance :
le remède aux trois tentations de l'humanité,
le désir de possession, celui de l'accumulation, et celui de la toute-puissance.

Le double effet d'une tentation réussie :
d'abord le diable réussit à nous convaincre de pécher avec n'importe quelle tentation.
Puis il revient nous dire que maintenant que nous avons péché,
Dieu nous déteste et cherche à nous punir.
Tomber dans le premier piège n'était déjà pas très malin,
mais c'est pour nous faire tomber dans le deuxième
que le diable a monté toute cette affaire, afin de nous éloigner de Dieu.
Un moyen facile de déjouer ses plans?
Se jeter dans les bras de Dieu, sans la moindre hésitation,
chaque fois que nous avons péché.

La peur est l'une des armes favorites du diable.
L'urgence à suivre ses suggestions en est une autre.

L'égoïsme? Se traiter soi-même comme on aimerait que tout le monde nous traite.
Dieu nous demande exactement le contraire :
Il nous dit de traiter tout le monde comme on aimerait être traité soi-même.