aléatoire

jeudi 21 juin 2012


Il faut avoir vécu dans le dénuement le plus total
pour savoir apprécier la valeur des choses les plus basiques
et ne plus croire que tout nous est dû.

Tout ce qui est périssable est d'un intérêt inévitablement limité.
Seul ce qui est éternel est un bien véritable.

L'amour est la seule valeur
dont la surabondance n'entraine jamais aucune dévaluation.

Il est tellement infantile et pour tout dire stupide de rejeter les raisons
des problèmes du monde sur "les autres",
que je suis toujours surpris de constater la facilité avec laquelle on le fait malgré tout.

Plus on a de pouvoir et de responsabilités, plus la sainteté est héroïque.

C'est vrai que diviser permet de régner.
Sur des cadavres.

La première fois que le Christ est venu sur terre,
il a dérangé ceux qui étaient censés préparer sa venue et le représenter.
Il ne faudrait pas que ça se reproduise.

Mettre sa foi dans un homme,
c'est se condamner à aller de désillusions en désillusions.

Ceux qui disent qu'on ne vit qu'une fois ont parfaitement raison,
et pourtant quand ils le disent en général ils sont dans l'erreur.



On parle trop souvent pour ne rien dire.
Les sages parlent peu. Parfois, même, pas du tout.

Il n'y a aucune inquiétude à avoir :
ceux qui font le mal, inévitablement, en payeront toutes les conséquences,
ici-bas ou après.
Hélas ! pourrait-on ajouter,
parce qu'on fait tous du mal un jour ou l'autre, même à ceux qu'on aime.

Il y a plein de gens qu'on ne voit jamais alors qu'on les croise tous les jours,
qui nous sont pour ainsi dire invisibles.
Pourtant chacun d'entre eux a le visage du Christ.